La fourmilière bleue, Mantova

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Mantova, 50 000 habitants, transformée en un gigantesque café littéraire. Du 7 au 11 septembre, dans la moiteur Lombarde, le bouillonnement culturel est palpable. Places, palais, églises… sont investis par la centaine d’auteurs invités pour présenter leur dernier ouvrage ou débattre de sujets divers. Un fourmillement d’autant plus prégnant lorsqu’on se balade dans les rues de la ville : d’étranges petits êtres s’affairent, polo bleu et badge autour du cou.

Mercredi 7 septembre, Piazza Alberti. Les volontaires des rédactions texte, photo et vidéo sont réunis pour leur première prise de contact et la répartition du travail. Certains sont à l’aise, ils sont volontaires depuis plusieurs années et connaissent bien le fonctionnement de cette énorme machine qu’est Festivaletteratura. D’autres, petits nouveaux sélectionnés par l’envoi d’un court texte ou d’une photo, scrutent, écarquillent les yeux et s’imprègnent de l’ambiance.

Chaque volontaire reçoit un sac, avec à l’intérieur, quelques stylos, un carnet moleskine, un polo bleu, un badge avec nom et photo, une carte de la ville rescençant les lieux de rendez-vous culturel (photo), et, nouveauté cette année, une petite gourde en plastique à remplir au besoin afin de ne pas jeter des dixaines de bouteilles d’eau minérale par jour. Ecolo, donc. Equipés, les volontaires peuvent à présent commencer leur travail.

Caffè, eventi, redazione, mensa, eventi, redazione, mensa

La journée, le rythme est soutenu. Trois événements à couvrir aux quatres coins de la ville, des cronache (petits articles) et des approfondimenti (articles développés) à rédiger pour le site internet du festival dans le brouhaha de la rédaction, et deux passages par la mensa, la cantine, événements de haute importance pour tout italien. Un ballet bien organisé durant lequel les polos bleus de la logisitque et de la rédaction se croisent à pied ou à vélo. Dans la rédaction, les groupes se forment, les amitiés se créent. Certains volontaires se retrouvent chaque année au festival, comme un rituel instauré entre eux.

Le soir, alors que la rédaction reste ouverte jusqu’à minuit pour permettre à ceux dont l’événement était dans la soirée de rédiger leur papier, les groupes se réunissent chez Lazo, le bar sympa de la ville. Sur la place, des tablées de trente jeunes épuisés mais heureux s’échappent des discussions animées. On commente les événements couverts durant la journée, on parle de bouquins, d’études ou de projets en cours. Andrea, jeune journaliste free lance travaille depuis plusieurs mois sur un web documentaire sur l’immigration en Europe. Paolo, écrit sur du papier rose (la gazetta dello sport). Luca vient de terminer sa thèse et peine à trouver du travail. Claudio chercheur en environnement s’insurge : « ce n’est pas normal que d’une ville à l’autre la manière de trier les déchets change« …

Le matin, les yeux fatigués et les cernes naissantes, tout ce petit monde se retrouve en bas de la salle de rédaction pour boire un café. Caffè, eventi, redazione, mensa…

Mes cronache : 

Erri de Luca ; La fabbrica degli italiani (quaderni di scuola) ; Africa da salvare ; Translation slam ; Dare corpo alle ombre ;  Unità e disunità dell’Italia ;  Martin Suter

Mes approfondimenti : 

M.C Beaton ;  Angeli in grembiule (quaderni di scuola)



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