VatiLeaks, des fuites en cabale

Basilique Saint Pierre @blibliothèque de Toulouse

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Pire que le Da Vinci code et la vie de Julian Assange réunis, voici le VatiLeaks. Depuis janvier dernier dans la presse italienne sont publiés des documents confidentiels provenant directement des coursives du Vatican. Corruption et mauvaise gestion, les maux sont jetés.

Nouveau rebondissement dans l’affaire VatiLeaks née de la fuite dans la presse italienne de documents confidentiels appartenant à Benoît XVI. Trois proches du Pape ont été entendu avec 28 autres témoins dans l’enquête en cours. Il s’agit de l’ex-gouvernante du Saint-Père, Ingrid Stampa, une laïque seule à pouvoir lire l’écriture de Benoît XVI et à ses côtés depuis 21 ans-, de son ancien secrétaire personnel Monseigneur josef Clemens et du Cardinal Paolo Sardi.

Initialement les soupçons se concentraient sur le majordome du Pape, Paolo Gabriele arrêté en mai et placé en résidence surveillée le 21 juillet dernier. En attendant la décision de la justice vaticane son sort est suspendu aux conclusions des quatre cardinaux qui composent la commission d’enquête chargée de lever le voile sur cette affaire. Mais une commission qui n’enquête pas vraiment, les interrogatoires se déroulant dans une ambiance plutôt informelle

Corruption et népotisme

Une jalousie cléricale serait à l’origine de la diffusion de la correspondance entre Benoît XVI et l’archevêque Carlo Maria Vigano’. Ces courriers montrent que l’archevêque a été muté comme nonce apostolique -ambassadeur à Washington- après avoir révélé des affaires de corruptions, népotisme et favoritisme entre le Vatican et ses partenaires italiens. Autre affaire mise en lumière, celle concernant les problèmes internes à l’institut des oeuvres religieuses (IOR, la banque du Vatican) dont le président Ettori Gotti Tedeschi a été limogé pour mauvaise gouvernance.

Au centre de ces attaques, le cardinal Tarcisio Bertone, numero 2 du Pape. Les critiques à l’encontre du secrétaire d’Etat du Vatican ne sont pas apparues avec la diffusion de documents confidentiels dans la presse. Déjà en 2006, la nomination par Benoît XVI à la tête de la Curie d’un théologien spécialiste du droit canon et non d’un diplomate comme le veut la tradition n’avait enchanté personne dans la cité Vaticane. Ces fuites rapportées dans le livre de Gianluigi Nuzzi auraient d’ailleurs alimenté la cabale interne contre Tarcisio Bertone.

Le secrétaire d’Etat du Vatican, responsable du gouvernement de l’Eglise, est considéré par ses ennemis comme ayant trop isolé le Saint-Père. Or l’enjeu est de taille, il s’agit de la succession du Pape déjà très affaibli.


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